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Escapade en Taiwan pour le TAIWAN KOM Challenge !

· Voyage,Sport

Découvrir un pays, une culture.

Le sport est une bonne excuse pour découvrir un ailleurs non ?! J'aime bien associer la pratique sportive et le voyage. Ma saison de triathlon étant terminée, j'ai décidé d'aller voir du pays en

m 'engageant sur une course cycliste très particulière.

Curieuse de découvrir Taiwan, avant mon voyage je ne sais pas à quoi m'attendre, je me laisse porter par l'aventure sur ce lointain continent.

Après 3 vols et 33h de voyage j'arrive à Taipei, la capitale de Taiwan, je suis logée à l'hôtel avec d'autres coureurs pendant 2 jours. Quelques heures après mon arrivée et après 3 heures de sommeil, il est déjà temps de procéder au montage de mon vélo pour une balade dans les montagnes qui entourent la capitale. Au bout d'une heure, nous arrivons au sommet, la vue est sensée être imprenable d’après nos accompagnateur. A cause d'un épais nuage de pluie dans lequel nous nous trouvons, les photos seront effectivement imprenables !...

Ces 2 jours à Taipei sont aussi l'occasion de visiter la ville, de découvrir l'immense gratte ciel "Taipei 101" et son espace médiatique où l'on m'oriente pour la première conférence de presse, pour ensuite répondre aux interviews.

Entre deux conférences de presse, l'organisation nous invite, quelques coureurs et journalistes à goûter la cuisine Taiwanaise au Din Tai Fung, toujours au coeur du "Taipei 101" nous sommes réunis autour d'une table tournante, chacun se sert comme il le souhaite.

La serveuse nous explique l'influence aborigène dans la cuisine locale, les épices, le gingembre, les saveurs sucrées / salées et le soja sont des éléments prédominants dans les plats. On nous sert des Bah-Oân, ce sont des boulettes en feuille de riz farcies de différentes ingrédients. Il y en a pour tous les goûts, mes préférées étaient celles aux épinards. J'ai tenté l'expérience des baguettes, mais malgré toute ma bonne volonté, mes tentatives se révèlent toujours infructueuses, (la nourriture s'éparpille sur la table ou se catapulte sur mon voisin), j'ai dû me résoudre à réclamer une fourchette. A table c'est thé pour tout le monde.

Deux coureuses Leah Thorvilson, Carlee Taylor et moi-même décidons de nous rendre dans un magasin de cycle pour y trouver des lumières supplémentaires pour le jour de course, l'organisation préconisant un bon éclairage pour passer dans les longs tunnels.

Surprise ! Nous entrons dans un magasin de vélo entièrement dédié aux femmes, je n'ai jamais vu ça, il ne s’agit pas d'un rayon avec trois paires de chaussettes roses, c'est toute une gamme, un choix de matériel & vêtement, de quoi ravir la gent féminine !

A l'issue de ces deux jours nous rejoignons en voiture Hualien City, d'où s’élancera la course. La côte à des allures paradisiaques.
Nous séjournons au Kadda Hotel jusqu'au jour de la course. L'hôtel est réservé aux cyclistes, tout est conçu pour le cycliste et sa monture. Emplacement spécial vélo dans les chambres, outils à disposition... cela change des hôtels où l'on doit monter le vélo en douce dans les chambres sous peine d'en être séparé.

Depuis l'hôtel, nous effectuons une sortie de repérage jusqu'aux gorges de Taroco, l'occasion de prendre quelques photos et de partager des moments de complicités.

Une course, uniquement en montée !

Le concept est assez unique, partir au niveau de la mer et arriver au sommet du mont Hehuan à 3275m constitue un vrai défi, cela signifie pratiquement pas de récupération, d’être toujours en prise et vu le profil, plus on monte, plus c'est raide !!!

L'organisation préconise un 32 dents pour les 8 derniers kilomètres... Il y a un passage de 400m à 27 % ! A priori ça passe en vélo... reste à savoir si c'est à coté du vélo ou dessus... à une telle altitude ! Autant dire qu'il y avait autant de participants sur leur vélo qu'à coté... certains avaient même prévu le sac à dos avec les runnings pour terminer en marchant ! Malin !

J'ai eu la surprise de revoir Junichiro, un ami japonais rencontré lors de la Haute-Route Pyrénées 2016. Autant vous dire que gravir les sommets, Junichiro ça le connait …. il sait faire ! En homme expérimenté, Junichiro a prévu la paire de running pour les dernières pentes !

Arrivée sur le toit de Taiwan à 3275m !

Une course uniquement en montée avec une arrivée sur le toit de Taiwan à 3275m !

L'organisation propose du thé au gingembre lors des ravitaillements pour rebooster les coureurs, je ne sais pas si ça fait avancer plus vite mais c'est délicieux ! La boisson chaude est très prisée des coureurs locaux, la température avoisine les 10 degrés lorsqu'on se rapproche du sommet, ce qui doit paraitre relativement frais pour les taïwanais qui sont couverts de la tête aux pieds.

Je n'ai jamais été aussi haut, j'avoue que j'appréhendais cet aspect de la course. J'ai vécu quelques expériences au delà de 2000m, et quand on est «au taquet» les effets de l'altitude se font très vite sentir... Un vrai défi !

Pour ma part la course se termine dans l'ambulance, fiévreuse et hagarde, je suis incapable d'aller au bout. Je suis tombée malade dés mon arrivée sur le sol Taiwanais , la fièvre ne m'a pas quitté de la semaine.

Je vous épargne ma déception et tous les détails qui en découlent « être dans un tel état lors d'un voyage à l'autre bout du globe... » pourtant , pas question de renoncer ... je prends le départ !

Il n'y a pas eu de miracle , plus rien dans les jambes , les forces me manquent , je suis à la dérive, je finis par mettre pied à terre , sentiments de déception , la frustration m'envahit , et m' empêche de vivre pleinement ma course et mon séjour , inutile de remuer le couteau dans la plaie ….

Malgré cette déconvenue, j'ai eu l'opportunité de vivre la course d'une autre manière en parvenant au sommet et d’immortaliser ce qu'on peut réellement appeler une vue imprenable.

En résumé, j'aimerais y revenir en pleine possession de mes moyens pour apprécier davantage Taiwan et ce format de course hors du commun.

Mon meilleur souvenir réside dans les belles rencontres que j'ai pu faire durant cette semaine, j'ai fait connaissance avec des coureurs de tout horizons, ce fut également un honneur de rencontrer des personnalités comme Cadel Evans, Vicenzo Nibali et Emma Pooley.

Si j'avais des astuces à donner pour ceux qui aimeraient s'aventurer dans cette partie du globe, entrainez-vous un peu au langage des signes ! Les Taiwanais ne maitrisent pas bien l'anglais de manière générale, on arrive toujours à se faire comprendre d'une façon ou d'une autre, ça demande juste un peu de gestuel et plus de temps!

Si comme moi l'humidité vous fait ressembler a un mouton mal coiffé, ne lutez pas, c'est peine perdu ! Pour finir, n'ayez pas peur d'être dégoulinant, l'humidité est omniprésente !

Et vous l'aventure Taiwanaise vous tente-t-elle ? Ou peut-être même la Taiwan KOM Challenge ?

Je tenais à remercier Lee Rodgers pour son accueil, Nicolas Raybaud sans qui ce périple n'aurait pas était possible. Je remercie Leah Thorvilson, Emma Pooley et Gökhan Kutluer pour les photos et pour cette belle semaine.

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